top of page

J’en ai marre de tout contrôler !




Vous vous reconnaissez dans cette phrase ou cela vous fait penser à quelqu’un de votre entourage ?

Je reçois de plus en plus de personnes qui se disent dans ce contrôle qui les submerge et qui amène du stress, des pensées ruminantes et qui en ont assez !

Alors essayons de comprendre un peu plus ce qui se cache derrière ce contrôle et surtout voir ce que l’on peut faire pour l’apaiser.


1. Pourquoi sommes nous autant dans le contrôle ?


Les raisons pour lesquelles nous recherchons souvent le contrôle peuvent varier selon notre histoire, notre environnement. Voici quelques motivations courantes :


- Sécurité : Le contrôle peut procurer un sentiment de sécurité et de stabilité. Lorsque nous avons l'impression d'avoir le contrôle sur notre environnement ou la situation, nous nous sentons plus en confiance pour faire face aux défis et aux incertitudes de la vie. Et ce besoin de sécurité a pu être mis à mal lors de notre enfance ce qui peut expliquer la mise en place de cette stratégie de contrôle très tôt pour faire façe à cette insécurité.


- Peur de l'inconnu : L'inconnu peut être effrayant pour beaucoup d’entre nous. Le contrôle nous permet alors de réduire l’anxiété en minimisant les surprises ou les changements inattendus. On cherche à anticiper et à prévoir les événements afin de se préparer au mieux.


- Peur de l'échec : Le contrôle peut être utilisé comme une stratégie pour éviter l'échec. En gardant un contrôle strict sur les situations, nous pouvons minimiser les risques d'échec ou de déception. Et si l’échec n’est juste pas une option dans le cadre dans lequel nous évoluons, alors le contrôle s’impose !

- Besoin de maîtrise : Le contrôle peut être une façon de nous sentir compétents et habiles. Nous cherchons à exercer une influence sur notre environnement pour démontrer notre capacité à gérer et à résoudre les problèmes.

Ces motivations seront bien évidemment influencées par notre histoire de vie : l’éducation, la société, l’époque, nos expériences de vie et notre personnalité.

Le besoin de contrôle va aussi varier en intensité d'une personne à l'autre et sur des sujets ou domaines qui peuvent être très différents


2. En quoi c’est un problème ?


Lors de mes accompagnements, c’est une des questions que je pose systématiquement !

Certaines personnes se sentent très bien dans le contrôle mais font façe à leur entourage qui ne le supporte plus !

Toutefois, lorsque le besoin de contrôle devient excessif et qu'il prend le dessus sur notre vie, cela peut entraîner des conséquences négatives sur notre santé mentale, nos relations et notre qualité de vie.


Voici quelques signes indiquant que le contrôle nous submerge:


- Anxiété constante : Une préoccupation excessive et persistante à propos de tout ce qui échappe au contrôle peut entraîner une anxiété chronique. On peut se sentir constamment tendue, préoccupée et incapable de se détendre. Avoir l’impression que le cerveau n’arrête jamais de penser et cela peut amener à des troubles du sommeil.



- Difficulté à lâcher prise : nous pouvons avoir une grande difficulté à lâcher prise et à accepter les situations que nous ne pouvons pas contrôler. On éprouve alors une anxiété intense et une résistance à lâcher prise, ce qui peut augmenter notre niveau de stress.




- Perfectionnisme extrême : Un désir de contrôle excessif peut conduire à des attentes irréalistes et à un perfectionnisme extrême. On peut avoir du mal à accepter les erreurs ou les imperfections, ce qui peut entraîner une autocritique constante et une insatisfaction permanente.


- Épuisement émotionnel : Le besoin constant de tout contrôler peut entraîner un épuisement émotionnel. On se sent dépassé, épuisé et surchargé par le poids des responsabilités qu'on s'impose.


- Relations tendues : Le besoin excessif de contrôle peut entraîner des conflits et des tensions dans les relations avec les autres. On peut être perçue comme autoritaire, dominant ou même oppressant, ce qui peut nuire à nos interactions et à notre capacité à établir des liens sains.



3. Comment réduire ce contrôle ?


Si ce contrôle devient excessif et aboutit à ce que l’on vient de voir plus haut, il peut être intéressant de diminuer ce besoin de contrôle.

Comme tout changement comportemental, cela est un processus progressif qui nécessite de la patience et de la pratique. Voici quelques stratégies qui peuvent aider à réduire le contrôle et à trouver un équilibre plus sain :


- Prendre conscience de notre besoin de contrôle : c’est souvent la première étape de tout changement…prendre conscience de notre fonctionnement, observer les moments où un besoin excessif de contrôle est présent et aux conséquences négatives que cela peut avoir dans notre vie.

Ex : je me rends compte que mon fils de 16 ans ne fait pas son lit tous les jours et cela m’insupporte…j’aurais envie de le faire à sa place. J’observe cet agacement et ce que cela me fait de laisser ce lit non fait.


- Identifiez les éléments réellement contrôlables : un aspect super important est de se dire que nous ne pouvons pas tout contrôler. On doit faire la distinction entre ce que je peux réellement contrôler et ce qui échappe à mon contrôle. Accepter qu'il y ait des aspects de la vie qui sont imprévisibles et incertains, se concentrer sur ce que je peux influencer directement et laisser aller ce qui est hors de mon emprise !

Ex : mon train a du retard. Qu’est ce que je contrôle et ne contrôle pas dans cette situation ?

Certains éléments sont hors de mon contrôle comme les circonstances techniques, les conditions météorologiques ou d'autres facteurs externes en lien avec ce retard. Là-dessus, rien à faire de mon côté !

En revanche, je peux me concentrer sur les aspects que je peux contrôler ; la première chose étant mon attitude. Je peux choisir de gueuler auprès de la SNCF pendant des heures, me mettre en colère, sécréter beaucoup beaucoup de cortisol (hormone du stress)….ou je peux choisir d'adopter une attitude positive et calme face au retard du train ;ce qui me permettra de voir les solutions qui me sont offertes et donc de mieux gérer la situation : communiquer avec le personnel du train pour obtenir des infos supplémentaires, entrevoir les alternatives possibles, ajuster mon emploi du temps, prendre une décision.


- Pratiquez la tolérance à l'incertitude : Apprendre à se sentir plus à l'aise avec l'incertitude. Accepter que tout ne puisse pas être prévu ou contrôlé. Cultiver une attitude de confiance en nous-même et en notre capacité à faire face aux situations imprévues.


- Apprendre à lâcher prise : Pratiquer le lâcher prise en s’entraînant à accepter les choses telles qu'elles sont, sans chercher à les modifier ou à les contrôler. Cela ne signifie pas abandonner ou être passif, mais plutôt adopter une attitude de flexibilité et d'adaptabilité.


- Développer des stratégies de gestion du stress : Trouver des techniques de gestion du stress qui nous conviennent, comme la méditation, l’auto-hypnose, la cohérence cardiaque, l'exercice physique, ou l'écriture. Ces pratiques peuvent nous aider à nous détendre, à réduire l'anxiété et à nous sentir plus en contrôle de nos émotions.


- Faire confiance aux autres : Apprendre à déléguer et à faire confiance aux autres. Reconnaître que nous n'avons pas besoin de tout faire nous-même et que les autres peuvent contribuer de manière positive à nos projets et à notre vie.


- Flexibilité: Soyons ouvert aux différentes possibilités et solutions, même si elles ne correspondent pas exactement à nos attentes initiales. Essayer de trouver des compromis et d'adopter une attitude plus souple face aux changements et aux imprévus.




Voilà quelques pistes intéressantes, mais n’oublions pas que ces changements vont demander du temps et de la pratique. Alors soyons bienveillants envers nous-même et patient tout au long de ce processus.

Et parfois, il peut être intéressant de se faire accompagner pour démarrer cette réflexion et ce travail !


4. En quoi l'hypnose peut vous aider sur ce contrôle?


L'hypnose peut être utilisée comme une approche thérapeutique pour aider à traiter le besoin excessif de contrôle.


L’hypnose va permettre d’accéder à l'inconscient, qui est souvent la source des schémas de pensée et de comportement liés au besoin de contrôle excessif. En identifiant et en explorant ces schémas inconscients, nous pouvons commencer à comprendre les raisons profondes de notre besoin de contrôle et travailler à les changer.


En état d'hypnose, il pourra être intéressant également d’observer les croyances limitantes et rigides qui sous-tendent notre besoin excessif de contrôle, les modifier et à développer des perspectives plus souples et équilibrées.


Un autre aspect qui peut être exploré via l’hypnose est la gestion du stress et de l'anxiété : L'hypnose peut être utilisée pour induire un état de relaxation profonde et pour aider à gérer le stress et l'anxiété associés au besoin de contrôle excessif.

On peut aussi apprendre des techniques d'auto-apaisement et de détente et devenir ainsi autonome pour mieux gérer ce stress et ces tensions.


Enfin, l'hypnose va faciliter l'exploration des émotions et des expériences sous-jacentes qui peuvent contribuer au besoin de ce contrôle excessif. En accédant à nos émotions, on apprend à les comprendre, à les accepter et à les intégrer d'une manière plus saine, ce qui peut réduire la nécessité de tout contrôler !



Si vous vous êtes senti concerné (et que vous avez lu ce long article jusqu’au bout ! #merci) et que vous avez envie de mettre en pratique ces différentes pistes, alors à vous de jouer…mais…surtout ne vous mettez pas la barre trop haute ! 🙂

Commencez par ce qui qui vous parle le plus, en installant peu à peu des petites actions. Observez, sentez en vous ce que ces changements même minimes produisent…

Autre solution : faites-vous aider. Acceptez pour vous-même, d’être accompagné sur ce beau chemin. Sophrologie, hypnose, EFT (emotional freedom technique), psychothérapie, méditation, yoga,… laissez-vous guider !


67 vues1 commentaire

1 Comment

Rated 0 out of 5 stars.
No ratings yet

Add a rating
Rated 5 out of 5 stars.

Très clair, je réfléchirai à 2 fois avant de m’abandonner à l’envie d’engueuler le représentant sncf au prochain retard 😁

Like
bottom of page